CHERIDI, Nour ElhoudaMEFTAH, Ali2026-01-152026-01-152025-11-18http://dspace.univ-skikda.dz:4000/handle/123456789/5730Cette thèse a étudié les modifications structurales induites dans la silice vitreuse (SiO₂) par irradiation ionique à basse énergie, en utilisant des ions N⁵⁺ à 75 keV et Ar¹¹⁺ à 165 keV. L’objectif principal était de discerner la contribution respective des pertes d’énergie nucléaire et électronique aux transformations observées. La spectroscopie infrarouge par transformée de Fourier (FTIR) a révélé une diminution de l’intensité de la bande TO3 à 1078 cm⁻¹, accompagnée de l’apparition d’un pic à 1044 cm⁻¹, traduisant une distorsion des angles de liaison Si–O–Si et une compaction du réseau vitreux. Les mesures par microscopie à force atomique (AFM) ont montré que les faibles dépôts d’énergie nucléaire, tels que 80 eV/nm pour les ions N⁵⁺, n’entraînent que des modifications mineures de la rugosité de surface, tandis que les dépôts plus importants, de l’ordre de 420 eV/nm pour les ions Ar¹¹⁺, provoquent une augmentation significative de la rugosité et l’émergence de reliefs nanométriques marqués. L’analyse comparative avec le modèle unifié de la pointe thermique (u-TSM) a confirmé que la perte d’énergie nucléaire est le mécanisme dominant responsable de ces changements structuraux et morphologiques, tandis que la perte d’énergie électronique a un rôle secondaire. Cette étude approfondit la compréhension des mécanismes d’irradiation à basse énergie dans la silice vitreuse, avec des perspectives pour le développement de matériaux plus résistants aux environnements radiatifs extrêmes.frSilice vitreuse, Irradiation ionique, Modifications structuralesSynergie des dépôts d'énergie d'origine électronique et nucléaire dans les modifications induites aux ions de basse énergie dans la silice vitreuse.Thesis