Screening and identification of microorganisms responsible for respiratory and other infections originating from traditional hookahs and electronic cigarettes
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Date
2025
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Publisher
Faculté des Sciences
Abstract
L'utilisation de la chicha (narguilé) et des cigarettes électroniques connaît une croissance
significative à travers le monde, avec une augmentation particulièrement alarmante dans le monde
arabe. La chicha, en particulier, possède des racines culturelles profondes au Moyen-Orient, en
Afrique du Nord et dans certaines régions d’Asie, tandis que les cigarettes électroniques,
commercialisées comme une alternative plus sûre au tabac traditionnel, ont rapidement gagné en
popularité dans ces régions. Malgré une perception largement répandue selon laquelle ces
alternatives seraient moins nocives que les cigarettes classiques, elles présentent toutes deux des
risques sanitaires distincts, notamment en matière de maladies infectieuses et de contamination
microbienne.
Notre étude avait pour objectif d'isoler, d'identifier et de mettre en évidence les différents
microorganismes pouvant être rencontrés suite à l'utilisation de chicha traditionnelle ou de
cigarettes électroniques, afin de mieux comprendre les risques infectieux encourus. Pour cela,
plusieurs milieux de culture (standards et sélectifs) ont été utilisés afin d’isoler un maximum de
souches à partir de chaque échantillon. L’identification bactérienne a été réalisée à l’aide du
Chromagar Orientation et de la galerie API. Pour les champignons, une identification
macroscopique et microscopique a été effectuée.
D’un point de vue microbiologique, la chicha et les cigarettes électroniques présentent des risques
spécifiques, liés principalement à la transmission potentielle de microorganismes pathogènes. Notre
étude a montré que les dispositifs de chicha ne sont pas des environnements stériles. Le partage de
l’embout buccal augmente le risque de contamination croisée, en particulier par des agents
pathogènes bactériens et viraux. Un nombre important de bactéries pathogènes a été isolé dans notre
étude : Staphylococcus aureus, Staphylococcus epidermidis, Escherichia coli, Klebsiella
pneumoniae, Citrobacter sp., Enterobacter sp., Serratia marcescens, Streptococcus agalactiae,
Proteus sp., Salmonella sp.
Plusieurs champignons ont également été isolés, tels que Candida albicans, Rhodotorula sp.,
Aspergillus niger, Penicillium sp., Fusarium sp., Cladosporium sp., Alternaria sp., Trichoderma sp.
Ces différentes espèces bactériennes et fongiques sont connues pour être responsables de divers
types d'infections, notamment des infections respiratoires, des lésions buccales et des candidoses,
avec des degrés de gravité variables.
Dans ce contexte, l’utilisation d’un filtre est essentielle pour éviter la contamination croisée entre
les utilisateurs et réduire le risque de transmission des microorganismes.
Dans notre étude, seul un salon de thé fournissait des filtres à ses clients. Le manque de précaution
dans les autres établissements reflète une attitude irresponsable, exposant les consommateurs à un
risque sanitaire important, notamment face à la propagation croissante des souches résistantes aux
antibiotiques.